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Situé au cœur du village ardennais de Porcheresse, le Musée du Sabot est le résultat de la volonté d'anciens sabotiers de la place. La province de Luxembourg comptait 80 ateliers de sabotiers en 1846, 262 à la fin du 19e siècle. Le dernier ferma en 1947.
Entre les deux guerres, ils étaient, à Porcheresse, pas moins de 50 sabotiers. Certains à temps plein, d'autres en complément du travail de la ferme.
Certains racontent que le métier de sabotier serait né de la désertion des soldats français qui fuyaient Napoléon et se sont cachés dans les bois de l'Ardenne belge. Pour s'occuper ils ont fabriqué des sabots. Certaines photos dans le musée témoignent de cette époque. Pour se loger, ils construisaient des cabanes avec les moyens du bord. Après quelques années, ils se sont installés dans les villages dont Porcheresse. Mais ceci n'est qu'une rumeur.
Le petit musée de Porcheresse retrace le parcours de la fabrication du sabot, depuis le tronc d'arbre, du bouleau, jusqu'au sabot traditionnel ou, plus richement décoré, le sabot du dimanche.
Des photos du travail du sabot, leur logement très « nature » dans les bois et également les 3 derniers sabotiers de Porcheresse, tous décédés aujourd'hui. 1947 vit la fermeture du dernier atelier de sabotier à Porcheresse.
De l'histoire au musée
C'est à l'initiative des anciens sabotiers ou de leurs héritiers que le musée a été créé dans les années 80.
Tous les outils et photos du musée sont des prêts ou des dons des familles de sabotiers. Ils tiennent donc au musée comme à la prunelle de leurs yeux d'autant qu'ils en sont les initiateurs.
On accède au musée par un charmant escalier en bois, qui grince sous chaque pas, comme le bruit des pas écrasant le tapis de feuilles mortes, donnant ainsi une impression d'être dans les bois. A chaque palier un vieux bouleau, quelques sabots créent l'ambiance. Ensuite on entre dans une pièce, chaleureuse presque vivante ou l'on peut suivre le guide qui fera découvrir tout l'art d'être sabotier.
Une visite d'une heure trente fait par des guides qui ont l'art de vous faire entrer dans le vif du sujet. Le retour au passé reste indispensable pour le présent. C'est le passé qui fait l'avenir.
Une brochure très documentée complète la visite. Elle parle du sabot, de son origine à sa disparition, de l'origine et de la symbolique du mot.
L'expression « Treize à la douzaine » viendrait du fait que le sabotier livrait par botte de sabots, c'est-à-dire douze paires plus une. Ceci au cas une paire serait défectueuse.
« Je vous vois venir avec vos gros sabots ».
Le musée est ouvert tous les jours. Toutes les visites sont guidées. Tous les guides sont des bénévoles. L'accueil est chaleureux, les explications sont pleines d'anecdotes et de vécu.
Infos
Le prix : 1,50 € pour les adultes,
1 € pour les groupes
1,00€ pour les enfants
0.50 € pour groupes d'enfants
Réservation chez
Fernand Bernard 061/511 201
Robert Royez 061/503 370
via le mail
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Les réservations se font au plus tard la veille de la visite.
Attention, le musée est situé à l'étage, et donc inaccessible aux personnes handicapées. Il est petit (mais va s'agrandir) et vétuste mais va faire l'objet d'une rénovation
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